Le Roi Louis XV dessine une voie toute droite du carrefour de Pont Rousseau jusqu’aux Sorinières et au-delà
Sous l’Ancien Régime, pour aller du carrefour de Pont Rousseau aux 7 Moulins, il faut emprunter la rue du Puits Baron, future rue Jean Fraix, jusqu’au garage automobile actuel, au moulin dans le carrefour autrefois, et remonter par les rues Julien Douillard et Siméon Foucault actuelles. Tout le trafic venant du bocage vendéen et des Charentes suit cet itinéraire tortueux ; y compris les militaires. Le plan Cacault de 1755 indique cette fourche à 2 doigts avec en son centre la chapelle Saint Eutrope.
Peu avant sa mort, le Roi Louis XV décide en 1770, d’après Michel Kervarec, de tracer une voie royale rectiligne, stratégique pour les troupes à pieds. Elle passe à côté du hameau de la Galotière, file au milieu des 7 moulins, frôle Les Chapelles, traverse Les Sorinières, tout droit jusqu’à Aigrefeuille et Montaigu.
En 1793, les révoltés vendéens attaquent Nantes. Les Bleus défendent la forteresse de Pirmil. Le carrefour de Pont Rousseau est détruit à coups de canons et incendié. Le plan ci-contre de 1826 montre le carrefour de Pont Rousseau reconstruit sur les 3 branches rue du Puits Baron, rue Nationale toute droite, route de Nantes à Machecoul qui laisse la Redonnière, à droite, les chemins vers le Port au Bled et le bourg. La chapelle Sainte Eutrope et toute trace de la vicomté ont disparu. Voir le bulletin des Amis de Rezé n°60 en 2010 A Pont Rousseau pendant la Révolution par Michel Kervarec et le n°98 de Rezé Histoire par Yannick Guin.
Hors la reconstruction du carrefour, la rue Nationale n’est pas urbanisée. Est-ce l’hôtel du Chapeau Rouge, à gauche, dans le bas de la montée ? Le moulin du pt Cartier vers la future gendarmerie a disparu. Le carrefour Saint Paul, entre la rue Chupiet en face de la rue Félicien Thomazeau, ne comporte aucune construction. L’église Saint Paul, au point bleu, ne sera construite qu’en 1842, sans rien autour. Pourtant cet axe deviendra le centre-ville de Rezé au XIXème et XXème siècle.
Plus au sud, les hameaux de la Galotière et du Pinier existent à côté de la voie Royale, devenue Nationale. Napoléon revenant de Vendée a emprunté cette voie dans l’obscurité et le mauvais temps. Voir les bulletins des Amis de Rezé n°33 en 1999 et n°35 en 2002 Le grand chemin de la route de La Rochelle par Yann Vince.

Les maisons du côté gauche, numéros impairs, de la place Sarrail existent depuis 200 ans ; ex rue Nationale, ex rue Sadi Carnot

Côté gauche, au 1, Francis et Marcelle Emeriau sont commerçants en bazar et articles de ménage en 1926 et 1936 ; il paie 60f de cote mobilière en 1941. Il est électricien en 1946. La photo du début du siècle, (photothèque) montre une quincaillerie. En 1921, un quincailler Quihou.
Côté gauche, au 3 Gatine est charcutier en 1936 et paie 40f de cote mobilière en 1941. Georges Launay est boucher en 1946.
Côté gauche, au 5, Henri Gaborieau est peintre et sa femme Louise est commerçante en herboristerie, droguerie, et chapelière à façon en 1931, 1936, et 1946 ; il paie 100f de cote mobilière en 1941.
Côté gauche, au n°7, Pierre Ménard est débitant en 1931. René et Angèle Ménard sont débitants et leur fils est apprenti relieur en 1936 ; il paie 100f de cote mobilière en 1941. Changement d’exploitant en 1946. Ce café est dénommé du vélo car il est le lieu de pointage des coureurs cyclistes lors des premières étapes du tour de France : lire le bulletin n° 45 de mars 2005 des Amis de Rezé. Un ménage y réside. Raymond Bizet est coiffeur et paie 60f de cote mobilière en 1941. Emilienne Ganachaud est épicière regrattier en 1936 et 1946 et paie 40f de cote mobilière en 1941. Germaine Sicre est coiffeuse au 9 place Sémard en 1966.
Côté gauche, au 11, Robert Gauvin est commerçant en bazar et articles de ménage en 1931 et 1936, et bijoutier en 1946 ; il paie 40f de cote mobilière en 1941. Le Modern’Bazar de Gauvin existe toujours en 1966. Trois autres ménages y résident en 1936 et 4 en 1946.
Côté gauche, au 13, le large bâtiment, coloré en jaune, est la résidence de Léger Magnaudeix, de 1921 à 1936, avec un fils chauffeur et 2 filles, l’une secrétaire et l’autre employée ; il paie 120f de cote mobilière en 1941. Alphonse Fauvel est épicier au détail et réside à Redon et paie des droits en 1941. L’épouse de Marcel Bernard est épicière en 1946. Actuellement l’enseigne Kriss de l’opticien Claude Baron occupe toute la façade.
Côté gauche, au 15, Eugène Renard est tailleur avec son fils voyageur de commerce et un domestique de 1921 à 1936. En 1941, Georges Duteil est marchand de parapluies au détail et paie 120f de cote mobilière; il est là en 1946. Françoise Grellier-Bouché se souvient du poissonnier Diquelou.

Côté gauche, au 17, Auguste Auvinet est employé de chemin de fer avec sa femme tricoteuse, et son beau-fils apprenti mécanicien et un domestique ; il paie 100f de cote mobilière en 1941, comme apprêteur de bas et d’objets de bonneterie, l’activité de son épouse. Toujours là en 1946.
Côté gauche, au 19, Julien Foucher est sabotier, de 1921 à 1936, son gendre est ouvrier à Indret et sa fille est bonnetière chez Fonteneau. En 1946, Madame Foucher a une locataire.
Côté gauche, au 21, Aimée Pageot est gérante en 1936. y résident 2 ménages en 1936, 3 en 1946. Claude Baron est opticien en 1966.
Côté gauche, au 23, Lucien Grippay réside en 1921 à 1931 ; son atelier est ruelle des Forges. Charles et Jeanne Seigneur sont coiffeurs en 1936; le couple Bouquard est coiffeur en 1946. Léon Fioleau est voyageur de commerce chez Champenois et sa femme est sténodactylographe chez Sudry en 1936. En 1941, Georges Bouquard paie 100f de cote mobilière comme marchand de cosmétiques et de pommades au détail.
La petite rue Mon Fi limite la place Pierre Sémard; la longue ligne droite de la rue Sadi Carnot – Jean Jaurès commence avec au n° 25 l’hôtel restaurant du Chapeau Rouge.
Le Conseil Général ne supporte plus en 1935 que toute la circulation emprunte les rues Félix Faure et Alsace Lorraine. Il décide la traverse de Pont Rousseau et prolonge tout droit la rue Sadi Carnot en rasant les maisons du côté pair de la place Sémard.
Le conseil général exécute le plan adopté en 1935, remblaie les prairies humides avec du sable de la boire des Récollets et démolit, dès 1939, les maisons pointées en rouge sur la rue Thiers et toute la courbe de la rue Jean Jaurès. Le carrefour est éventré. Voir les plans et photos dans la photothèque. Voyons les commerces démolis.
Les bâtiments des 2,4,6,8,10 et 1,3,5 rue Thiers sont démolis et l’avenue de la IVème République recompose tout. Voir le détail dans visitons la rue Félix Faure. Au 7 rue Thiers, Auguste Lefeuvre charcutier peut conserver son bien pour sa famille nombreuse; il paie 100f de cote mobilière en 1941; il vend sur les marchés et aussi beurre et poulets. Y résident 12 ménages. Au-delà de la rue Henri Lamour, le maréchal ferrant Joseph Boyer et le boucher Victor Logeais ou Jean Théguier peuvent rester rue Thiers.
Sur la rue Sadi Carnot, 6 bâtiments sont frappés d’alignement et 5 démolis.
Au n°4 rue Sadi Carnot, Fernand Corbiron sabotier au chômage et sa femme Hortense tailleuse sont là depuis au moins 1921 : ils doivent aller vivre ailleurs.
Au n°6 rue Jean Jaurès, Alexandre Terrien, marchand de cycles et la famille de Marcel Grand’homme menuisier, présents tous les deux depuis 1926, partent, et Berthe Ordronneau également. Les cycles Terrien distribuant Motobécane sont au 14 rue Thiers en 1941 et place des Martyrs en 1966.
Au n°8 rue Sadi Carnot, Louise Battut marchande de parapluies, une femme seule et la famille de Louis Tournerie comptable s’en vont.
Au n°10 rue Sadi Carnot, Marie Ganachaud est fruitière en 1921 et 1926, épicière en 1931 ; elle n’a plus d’activités. Le couple Jean-Baptiste Cassard employé de commerce part.
Au n°12 rue Sadi Carnot, Marie Grioux gérante d’alimentation perd son activité. La carte postale du début du siècle indique la présence de la poste que l’on identifie bien, tout à droite. Gustave Ossart receveur des postes, et sa femme y sont recensés en 1936. D’autres receveurs sont présents en 1921 et 1926. L’administration repositionne la poste au 57 rue Thiers, avant de construire sur l’avenue de la Libération, face au marché. Voir article d’Isidore Impinna dans la revue n°89 de Rezé Histoire.
Au n°14 rue Sadi Carnot, le couple Léon Legargasson serrurier, présent depuis 1921, cherche un autre logement. Les conseillers généraux du Pays de Retz pourront aller à la Préfecture sans être ralentis. Le conseiller local Jean Baptiste Vigier décède en février 1940. Les maires Jean Vignais et Alexandre Le Lamer ne s’impliquent pas.
Dans la ruelle des Forges en second rideau, 13 ménages paient des contributions modestes en 1941 ; seul, Adrien Calbret paie 200f de cote mobilière. Les ménages cités ci-dessus, du 2 au 14 rue Sadi Carnot sont partis ailleurs.

Au n° 16 rue Sadi Carnot, Pierre Casalis est boulanger en 1931 ; Pierre et Simone Casalis sont pâtissiers en 1936 ; il paie 150f de cote mobilière et 25 + 66 de droits en 1941. Leur bien a été reconstitué, repositionné sur le nouvel alignement, et les 5 membres de la famille sont pâtissiers en 1946; ils recommandent leurs glaces en 1966. 3 autres ménages ne restent pas dans les lieux: un menuisier, une couturière et un manœuvre sont remplacés par un ajusteur et une tireuse de plans, une artificière et un serrurier, un chef de chantier, une fleuriste et le fils horticulteur
Le boulanger Louis Fort est au 16 rue Sadi Carnot en 1936 et au 18 en 1946 avec son fils boulanger, sa fille et sa petite fille. Il paie 100f de cote mobilière en 1941. Raymond Royer y est comptable en 1946 avec sa fille sténodactylo.
Les bâtiments rasés sont en partie reconstruits. A l’angle de la rue Thiers et de la nouvelle place Sémard, un nouveau bâtiment abrite la bijouterie Hervouet, puis un salon de coiffure. Un trou apparait à l’emplacement d’une ex cour intérieure sur l’arrière de la propriété Lefeuvre; la ville y placera l’activité de bridge. Le fleuriste Chauvin tentera d’agrémenter le délaissé. Puis un nouveau bâtiment accueille une droguerie, remplacée par un restaurant La Florentine, pizzeria renommé à la place des bâtiments démolis. Plus loin, un marchand de fleurs Belloeil, suivi par un cabinet d’assurances Simonet.

A partir du 18 place Sémard, ex 18 rue Sadi Carnot, les bâtiments ont plus de 200 ans jusqu’à l’ex rue Fontaine Launay
A partir du n°18 rue Sadi Carnot, rien ne change jusqu’au n°28. Simplement, leur adresse sera place Pierre Sémard sans changer de numéro.
Au 20 rue Sadi Carnot, Henri est hôtelier en 1921, fabricant d’eaux gazeuses en 1926. En 1936, la famille de 4 personnes de Paul Pageot tourneur sur métaux aux Chantiers de la Loire y réside avec une dame seule en 1936. Mme veuve Louis Musseau paie 200f de cote mobilière en 1941 ; Cela pourrait être l’hôtel des voyageurs que nous avons connu jusqu’en 1980 . En 1946 Edouard Musseau est tourneur et sa femme couturière; à coté, un retraité.
Au 22 rue Sadi Carnot, vit la famille de 4 personnes d’Alfred Beurrier. Marcel Billard paie 100f de cote mobilière en 1941. Un retraité Fruchaud leur succède.
Au 24 rue Sadi Carnot, le porche ouvre sur 4 logements occupés par une bonnetière travaillant chez Chocteau, une jardinière, une ouvrière d’usine, et la famille de 4 personnes d’un mécanicien en 1936. Adolphe Richardeau, loueur de chambres meublées, paie 130f de cote mobilière en 1941. En 1946, la famille de 4 personnes s’est agrandie à 5 avec un ajusteur, une métallière et une modiste. Leurs voisins sont une tricoteuse, un ajusteur, et un couple Lucien Guilbaud de marchands de primeurs. En 1921, au 24 rue Sadi Carnot, derrière le porche, Victor Mouchet et Pierre Lebeaupin sont cultivateurs : où sont les terres qu’ils exploitent ?
Au 26 rue Sadi Carnot, en 1921 et 1926, Marie Denis Gobin est marchande de charbons. Emile Denis est marchand de charbons, en 1936 et 1946, dans une cour qui comporte 9 autres logements: 2 employés de commerce chez Foulonneau, un charpentier chez Rambaud, un serrurier et un ajusteur, un employé de chemin de fer, un sans profession et 2 manœuvres, . Soient 31 personnes en 1936. Emile Denis, marchand de charbons et bois au demi-gros paie 100f de cote mobilière en 1941; les 8 autres ne paie rien. En 1946, un ajusteur, un employé de bureau et un employé de commerce, un menuisier et une employée de l’hôtel restaurant. A la fin du siècle, la ville achète un à un les logements et y place l’association régionale des FJT, le SRI pour les gens du voyage …
Le 28 abrite le café vendéen : Marie Fedouillard est débitante de boissons en 1936 et 1946 avec sa sœur; elle paie 60f de cote mobilière en 1941. L’association familiale Fédération des Familles de France, et d’autres organismes, y tient ses réunions après guerre. Ce lieu est aussi un dépôt de colis approvisionné par des transporteurs. La façade en mosaïque semble protégée.
La rue dénommée Julien Albert, autrefois chemin Fontaine Launay, laissait passer l’eau abondante de la fontaine Launay. La filature installée plus haut lui donnait toutes sortes de couleurs et d’odeurs. Ce ruisseau traverse la rue Jean Jaurès et continue rue Mon Fi jusqu’au Puits Baron et les arrières de la rue Félix Faure. Maintenant tout est busé ; attention à l’orage, si la pluie est abondante. Dans cette rue Julien Albert, des fresques illustrent les bonneteries dont on parlera plus loin. Elles ont été réalisées quand Jacques Coste animait le CCQ, conseil consultatif de quartier.
Coté gauche, le 25 s’est transformé, mais à partir du 27, la rue Sadi Carnot conserve l’état du XIXème siècle.

Depuis quand existe l’hôtel du Chapeau Rouge ? Il a été confisqué à Haye à la Révolution et vendu comme bien national le 18 thermidor an VI, 5 août 1798, à Orillard pour la belle somme de 410 000 livres. Est-ce toujours le même bien ? En 1931, Augustine Noblet est hôtelière et Paul Mallet gérant. En 1936, le recensement nous indique Charles Billard hôtelier, ave sa femme, sa belle-mère et un domestique. En 1946, Léon Monnier est cafetier. En 1941, Ernest Sandox aubergiste paie 150f de cote mobilière. Ce gros établissement a un billard qui attire du monde. Les frères Moinet (voir la photothèque) exploitent une agence Renault à partir de décembre 1948. En février 1963, ils s’agrandissent en réinvestissant les locaux du café restaurant désaffecté depuis 1961. Ils agrandissent le chemin vers la rue Jean Fraix à 3 m de large, la rue Monfi. Ils refont la façade en 2000. Puis, tout a été démoli et remplacé par un immeuble où le rez de chaussée est la supérette Marché U, de Jean-Claude Audusseau, transférée de la rue Félix Faure.
Au 27 rue Sadi Carnot, réside la famille de 4 personnes du marchand de chevaux Hérissé ou Herrisset dès 1921 et 1926 ; il paie 120f de cote mobilière en 1941. En 1946, il se dit commerçant. Où sont ses chevaux ? prairies de Sèvre ?
Au 29 rue Sadi Carnot, en 1936, vit une une veuve David avec ses 2 fils, employé de commerce et employé chez Guillouard. En 1946, Jacques Bernard est chef de cuisine et Emilien est représentant industriel et sa femme employé de commerce.

Au 31 bis rue Sadi Carnot, un employé de chemin de fer et une femme seule. En 1941, Constant Brosseau est épicier regrattier et paie 60f de cote mobilière. Aujourd’hui, une laverie. En 1946, Jean Leloup est menuisier et son épouse Yvonne Champion épicière. François Badaud est employé des chemins de fer de l’État en 1936 et retraité en 1946.
Au 33 rue Sadi Carnot un électricien en 1936 et un chauffeur en 1946.
Au 35 rue Sadi Carnot, dans la belle maison avec garde corps en fer forgé réside en 1921, Marcel Lebrun marchand de chevaux. Y sont recensés 9 ménages en 1936 dont une épicière Philomène Hubert, un caporal-chef et sa femme Georgette Rousseau sabotière, 4 manœuvres, un charpentier à la raffinerie Say, un forgeron et un couvreur au chômage. En 1941, Marie Jouanneau paie 50f pour des réparations de cordonnerie et Lucien Gabriel paie 60f comme épicier regrattier. En 1946, seul un sabotier Rousseau est encore là. 6 autres ménages s’y logent : une épicière et son mari charpentier de navires, 2 employés SNCF, un maçon italien, un chauffagiste et un cordonnier. Actuellement, le commerce Audika.

Au 37 rue Sadi Carnot, une famille Foucher de 3 personnes en 1936 ; une famille Museh de 4 personnes en 1946. Au 39, un employé des pompes funèbres Jean Cogné en 1936 et 1946. Au 39 bis, Alphonse Ricordel menuisier est présent dès 1921, avec 2 autres personnes en 1936 et 1946 ; Eugène Douet avec un manœuvre et un chaudronnier en 1946. Noël Fontaine y a tenu ensuite un commerce de vêtements avant qu’une agence de voyages liée à la Fram ne prenne l’emplacement.
Le garage Benoit, au 41 rue Jean Jaurès, distribue aussi des carburants : voir une photo dans la photothèque. Il sera démoli pour laisser la place à un immeuble réalisé au 43 par Ataraxia en 2012. Au 43 rue Sadi Carnot résident la famille de 4 personnes d’Alphonse Girard industriel accompagné d’un voyageur de commerce. En 1946, Georges Pasquet est mécanicien et paie 200f de cote mobilière en 1941, belle propriété.
Le petit chemin du Danube commence à ce niveau là. Des baudets du Poitou transitaient en ces lieux, pour être embarqués à la gare de Pont Rousseau et être expédiés au loin, en Amérique du sud. Le ruisseau du Danube n’était pas bleu et véhicule toutes sortes de rejets jusqu’à rejoindre le ruisseau de la fontaine Launay au point le plus bas. En 1921, Jean-Baptiste Chevalier est encore cultivateur au 49 rue Sadi Carnot. Il va disparaitre, mais notons ces traces d’activités rurales et marchands de chevaux en 1921.
Le ruisseau Fontaine Launay traverse la rue Sadi Carnot au niveau du 28 et rejoint le chemin Mon FI en face. Coté droit, la rue conserve son état du XIXème siècle.
Au 30, Emile Jolly est chaudronnier chez Guillouard et sa femme couturière. Il héberge 6 pensionnaires en 1946.
Au 32, François Lemerle est tonnelier aux entrepôts des vinaigres de l’Ouest, sa femme Marie est couturière; ils paient 60f de cote mobilière. Son fils est tourneur en 1946.
Au 34, Joséphine Sorin et son fils ferblantier.
La ruelle des Forges a été élargie et comporte une fresque de la teinturerie de Robert de la Tullaye sise au 48 rue Jean Jaurès. La rue Julien Albert comporte plusieurs fresques rappelant les bonneteries Coisy et Chocteau.

Le 36 rue Jean Jaurès a été démoli. (Voir photothèque). En 1936, il hébergeait 7 ménages : une femme de ménage, une couturière, un soudeur aux chantiers de la Loire, un employé aux Batignolles, 2 femmes sans profession. En 1946 la femme de ménage côtoie un facteur, un employé de bureau, un mécanicien et le commerçant Hallouin.
Au 38 rue Jean Jaurès, Marie Buet débitante de boissons et son mari Pierre transporteur, sa fille sténodactylo et un domestique. En 1946, La famille Buet est toujours là avec un peintre et une agente des finances. Alfred Buet marchand de charbons et cabaretier, paie 120f de cote mobilière en 1941. En 1921 et 1926, Théodore Vilaine est épicier et Alfred Darlot est chiffonnier. Pierre Renaudineau est marchand de charbons en 1966. Maintenant en 2020, c’est le 3-8 artistique.
Le 40 rue Jean Jaurès est une salle de réunions municipale installée dans une copropriété. La salle du bas a longtemps servi de restaurant scolaire pour les élèves de l’école publique de garçons ; géré par Mme Annick Tourillon de l’AEPR et cuisiné par Mme Martin, avant que le collège Pont Rousseau ne s’équipe en 1974. La salle du haut sert pour des réunions politiques, associatives, de copropriétés …
Ce bâtiment du 40 héberge aussi un boulanger, Joseph Lerat en 1936, Marcel Portais en 1946; une sage-femme Marie Yvon, un employé, un peintre, un menuisier en 1936. Marcel Gizard boulanger paie 60f de cote mobilière en 1941 et Jallu 100f.
Le 42 héberge un employé de commerce au chômage en 1936, un transporteur en 1946. Le 44 héberge Prosper Leblanc négociant et 5 domestiques en 1936; il est marchand de chiffons en 1926. Mme Leblanc accueille ses 2 petites filles Nexer en 1946; elle paie 120f de cote mobilière en 1941 et Alexis Boudec chiffonnier 40f. Ca va changer!

Les bonneteries COISY et CHOCTEAU, la filature de la TULLAYE occupent divers terrains du 48 au 68 rue Jean Jaurès.

Alcide Oscar Coisy quitte sa Picardie natale avec sa femme et ses 2 enfants Pauline et Paul Oscar en 1865 et s’installe bonnetier rue Dos d’Ane. Ils ont 8 autres enfants. Il est rejoint par son neveu Alfred Coisy qui s’installera en 1910 rue du Frère Louis, à Saint Jacques. Paul Oscar est filateur et son frère Toussaint Marie bonnetier en 1898 et 1902 (listes électorales de Nantes 4)
Paul Oscar se marie en 1898 avec Anne Marie Chocteau ; ils quittent la rue Dos d’Âne pour le 79 rue Sadi Carnot. Paul Oscar achète le 66 rue Sadi Carnot en 1900: une maison d’habitation, des magasins, une usine, des hangars, une écurie, et une cour intérieure d’une surface 1 300 m2 pour 15 000f. L’entreprise fabrique des chemises marines, des jerseys, des chandails en bleu indigo et emploie jusqu’à 200 ouvriers. Il confectionne pour l’Armée des tricots de corps et des bandes molletières. Il est veuf en 1910. Il se remarie en 1916 avec la Rezéenne Augustine Le Douarin et achète la Carterie ; ils ont beaucoup d’enfants.
Il s’associe en 1906 avec Fiteau. En novembre 1918, Paul Oscar vend l’usine à la société Cabanieu et compagnie. Cette entreprise fait faillite en 1921 et la vente aux enchères des murs, fonds et 200 machines a lieu en mars 1924. La ville ne veut pas acheter les terrains.


Robert de la Tullaye est né en 1887 en Touraine dans sa famille maternelle. La famille de la Tullaye possède le château de l’Eraudière à Nantes. Robert est capitaine au long cours. Pendant la guerre de 14-18, il règle les lourdes batteries de canon en prenant l’avion. Il possède une filature de laine à Nantes
Paul Oscar Coisy achète des terrains au 48 rue Jean Jaurès en mai 1919. Il s’associe avec Robert de la Tullaye mais ils font faillite en 1922. Celui-ci rachète par adjudication le 8 janvier 1923 un établissement assurant l’achat, la fabrication et la vente de laine filée et cardée sur une superficie de 2 150 m2 pour 375 000 francs. Il fait un procès à Paul Oscar Coisy. Voir article de Jean-Luc Chauvin dans la revue n°98 de Rezé Histoire en octobre 2026.
En 1926, Moïse Duchaine réside au 48 et est manœuvre chez de la Tullaye et sa femme Marcelline est concierge. Le recensement de 1926 relève 8 Rezéens travaillant chez de la Tullaye, contre 24 chez Pinel et 31 chez Binet Delaunay. En décembre 1953, il demande d’agrandir son entreprise de filature-retorderie-teinturerie du 48 rue Jean Jaurès. Le 20 janvier 1954, le Préfet et le maire Georges Benézet lui refusent ce permis en l’informant que ce lieu n’est pas destiné à conforter une teinturerie.
Il valorise ses terrains en créant une société de promotion immobilière la SACOGIM. Il obtient un permis de construire le 9 juillet 1973 pour construire 5 immeubles de 94 logements, sur un terrain de 7 900m2, au delà du chemin Fontaine Launay avec un accès par le 48 rue Jean Jaurès. Réduits à 89 logements ceux-ci ont une adresse résidence Fontaine Launay. (Voir la photothèque). Les terrains de l’Eraudière à Nantes seront valorisés par la famille de la Tullaye.

Clément Chocteau démarre une bonneterie au 56 rue Jean Jaurès en 1927. Peu de renseignements.
Claude Chocteau déclare en avril 1967 que la bonneterie travaille la laine, ou la laine et rhovyl ou fils synthétiques. Elle procède au dévidage sur bobinoirs à cônes, au tricotage sur métiers à tricoter et à la confection sur machines à coudre. Les ateliers couvrent 600m2 et emploient 12 personnes en 1968.
L’entreprise Chocteau et fils est créée le 1 janvier 1975 pour produire des pull-over. Elle arrête son activité le 23 novembre 2005. Deux permis sont obtenus en 1980 et 1981 pour des maisons.
9 structures réinvestissent les locaux en 2015 dans un tiers lieu rue Fontaine Launay.
Quand la ville réalise les avenues Louise Michel et Louis Aragon, les immeubles poussent
En même temps que la construction des 89 logements des résidences Fontaine Launay, en 1974, le lycée professionnel privé Notre Dame achète le surplus de terrain à de la Tullaye pour construire un réfectoire et une salle de sports scolaires au 50 rue Jean Jaurès, angle sud-ouest.
La ville décide le 30 mars 1979 de réaliser la liaison inter quartiers Sèvre Victor Hugo. Elle obtient la DUP, déclaration d’utilité publique en mai 1979 et exproprie la famille d’horticulteur Lizé. Jules Lizé, jardinier, réside au 44 en 1921.
Au 53 rue Jean Jaurès, angle sud-est, Madame Guérin ajoute un garage à sa maison en 1985, mais elle cède sa maison. La société Bati Atlantique investit cette parcelle de 707 m2 pour construire 33 logements et un commerce avec l’architecte parisien Saragoussi, en 1992.
Aux 4 et 6 avenue Louis Aragon, la société Arc Promotion construit 41 logements, sur un terrain de 2 010 m2, avec l’architecte vendéen Pondevie en 1998.
Le garage Benoit disparait et l’angle nord-est, au 41 et 43 rue Jean Jaurès, est investit par Ataraxia, filiale immobilière du Crédit Mutuel, en 2012 qui y construit 33 appartements dont 10 logements sociaux et 2 commerces, sur un terrain de 950 m2 avec Trièdre Architecture.
Dans l’angle nord-ouest, M Nexer souhaite valoriser le reste de son terrain dès 1990. Son voisin du 42 est un maçon qui a abandonné les travaux de son bien ; sa maison est sans fenêtre. Un premier permis obtenu par Espacil, en 1995 n’a pas de suite. Après une menace de procédure d’abandon manifeste par la ville, la Cogedim obtient la démolition des bâtiments existants et la construction d’une résidence sociale 132 logements sociaux, destinés aux jeunes travailleurs. L’architecte est Toucouleurs sur 1 301 m2 de terrains. (Voir photothèque)
Les immeubles poussent sur les 2 avenues: laboratoire Joudon Quinton, Loire Atlantique Habitation, SEM, GMF,
Le côté gauche, numéros impairs, a peu évolué au cours du XX ème siècle.
Le docteur Collet réside dans la maison du 55 rue Jean Jaurès, dès 1931, et son fils neurologue dans la maison suivante. Il paie 300f de cote mobilière en 1941. Henri Collet est élu au conseil municipal tête de liste MRP, en octobre 1947 et élu adjoint de Georges Benezet le 29 mai 1949. Réélu en avril 1953 et toujours adjoint jusqu’à sa mort en juin 1958. Il est apprécié car il recherche le bien public, sans esprit partisan, et compose avec l’opposant socialiste Alexandre Plancher.
Au 57 rue Jean Jaurès, un vannier en 1936; un couple de tailleurs en 1946. Roland Tirel marchand de beurre frais et salé paie 80f de cote mobilière en 1941.
Au 59, Francis Cadorel est cafetier en 1931, manœuvre en 1936. Après la guerre, Francis Cadorel est restaurateur, sa femme cuisinière, et son neveu Joseph Huchon cultivateur ; le restaurant continuera avec Pétard. A cette adresse en 1946, logent le ménage Georges Cadorel comptable, et 6 hommes : un manœuvre, 2 chauffeurs, un laitier, un forgeron, un paveur. C’est l’hôtel du Chêne Vert, dont on connait peu de choses. Francis Cadorel aubergiste paie 80f de cote mobilière en 1941.
Au 61 rue Jean Jaurès André Caillard est artiste peintre en 1946.
Au 63, un retraité et un employé de chemin de fer en 1936. Un ménage de 3 personnes et un autre de 6: ouvrier du port, monteur, aide maçon. En 1921, Léon Taugeron y réside avant de déménager 33 rue du Puits Baron en 1927. Engagé au parti radical socialiste, il est le second adjoint de Charles Rivière en 1929 ; il est élu maire le 12 mai 1935 et démissionne de ce poste le 4 décembre 1936 et reste dans la municipalité Vignais.
Au 65 résident 10 ménages en 1936 : un grutier, 2 couturières, un commis épicier,un employé de chemin de fer, une ouvrière, 2 manœuvres et des sans profession. Autant en 1946 : un retraité, un mécanicien, un manœuvre de nuit, un manœuvre, une assembleuse, un employé aux PTT, une couturière, un ravaudeur, une femme de ménage, un tourneur sur métaux, un chaudronnier, Constant Sagot roulier paie 80f de cote mobilière en 1941
Les bâtiments vétustes des 61, 63, 65, propriété Cormerais, ont été démolis et remplacés par une station service ELF Caltex. Un immeuble de 15 logements s’est implanté rue Félix Tableau en 1970. Le point essence est devenu un atelier de pose de pare brises en 2004.


Au delà de la rue Félix Tableau, des maisons plus cossues se sont implantées fin XIX ou début XX ème siècle. Au 67 rue Jean Jaurès, un employé de chemin de fer en 1936 est remplacé par un architecte en 1946. Louis Teffaud architecte paie 80f de cote mobilière et Mme veuve Josse 180f en 1941.
Au 69, un ménage de 3 personnes en 1936, se réduit à 2 en 1946: fille tricoteuse. Raoul Dupain paie 180f de cote mobilière en 1941.
Au 71 rue Jean Jaurès, dans la belle maison, résident François Gar-Marillet avec son épouse et sa mère en 1921 ; les 2 femmes en 1926. Marguerite Gar Marillet et Rémi Beauthamy en 1931 et 1936. Marcel Treilhaud quincailler occupe les lieux en 1946; il paie 260f de cote mobilière en 1941.
La très belle maison du 73 est occupée par Georges Trébuchet huissier, sa femme employée de bureau et une bonne en 1946. Pierre et Marie Bauthemy y résident en 1921 ; Pierre Bauthemy paie 320f de cote mobilière en 1941.
La maison suivante du 75 rue Jean Jaurès est le logement de fonction du directeur de l’école publique de garçons : Jean Aubineau en 1936 et Maurice Menoret en 1946. Ils sont accompagnés d’André Bijou instituteur public. Jean Marie Aubineau paie 100f et André Bijou 60f de cote mobilière en 1941. Arrêtons là avant de visiter le collège public de Pont Rousseau.

Coté droit, la rue Sadi Carnot a accueilli de nombreuses entreprises au cours du XXème siècle, surtout au 66 et 68.

Le 50 rue Jean Jaurès est le siège de l’école catholique de filles. Elle héberge la directrice Anne Grégoire et 11 institutrices, 1 domestique et 25 pensionnaires en 1936. Anna Grégoire chef d’institution paie 40f de cote mobilière en 1941. Après la guerre, Marie Louise Bernard est supérieure, avec une directrice Marie Josèphe Clavreau et 2 adjointes, une directrice Jeanne Boya et 9 religieuses et une bonne. Au fil du temps, l’école de filles Notre Dame se transfère 29 impasse Fontaine Launay et l’établissement du 50 devient le lycée professionnel Notre Dame qui accueille actuellement 380 élèves.
Au 54 rue Jean Jaurès, Auguste Guillotin est hôtelier en 1921 : quel hôtel ? Marcel Le Cossec est boulanger en 1936 avec un ménage d’un employé de chemin de fer et un ménage de 6 personnes manœuvre à la raffinerie Say. En 1946, 14 ménages composés de 44 personnes sont recensés au 54 : un forgeron, une institutrice publique, un ajusteur, une infirmière, un manœuvre, un menuisier, un transporteur, un comptable, un ouvrier boucher, un monteur, un controleur en aviation, 2 employés SNCF, et un charpentier. En 1966, le service des eaux, ou plutôt la CEO qui gère la distribution de l’eau potable y a ses bureaux avant son transfert au Moulin à l’Huile au pied du château d’eau.
Au 56 Paul Gandin est garagiste en 1931 et 1936 et Michel Moinet est garagiste en 1946 avant de s’installer de l’autre coté au 25 avec la marque SIMCA. Paul Gaudin paie 100f de cote mobilière en 1941.

En 1936, le bonnetier Clément Chocteau est recensé au 58 rue Jean Jaurès avec une famille de 5 personnes et une voisine avec 2 personnes. Pourtant l’entreprise a son adresse au 56. En 1946, ils sont 4 bonnetiers Chocteau avec une voisine employée de commerce. Clément Chocteau fabricant de tricots et bonneterie paie 70f de cote mobilière en 1941. Un ajusteur des chemins de fer de l’Etat, Joseph Le Garfe réside au 58 bis dès 1931 et paie 120f de cote mobilière en 1941.
Léonie Boucard est épicière de 1926 à 1946 au 60 rue Jean Jaurès.
Au 62 rue Jean Jaurès, Emile Hubin est employé de chemin de fer en 1936 et 1946; son fils est plombier et sa fille couturière en 1946. Leur voisin est Michel Moinet mécanicien en 1936, et un couple Louis Amoureau mécanicien et couturière en 1946
Au 64 rue Jean Jaurès, Armand et Adeline Gandillon sont bouchers de 1926 à 1936; elle est seule en 1946. Il paie 100f de cote mobilière en 1941.
Les 66 et 68 rue Jean Jaurès sont occupés par la bonneterie COISY, les Cartonnages de l’Ouest, puis le collège privé Saint Paul

Paul Oscar Coisy développe la bonneterie à partir de 1900. Il produit des tricots jersey et surtout il fournit l’Armée; il emploie 200 employés. Aussitôt la guerre achevée, il vend l’entreprise à Cabanieu et compagnie qui est mise en liquidation en 1921 ; les 220 machines valent plus cher que les bâtiments. Qui achète en 1924 ? Des particuliers achètent une machine et vont tricoter à domicile.

L’entreprise Cartonnages de l’Ouest est créée en 1928 par Alexis David. Elle façonne des emballages et des paquets imprimés. En 1926, résident Emile Naudin typographe chez David, Vibert Perrusel mécanicien chez David et son fils ajusteur chez David.
Claude Baranger entré comme apprenti en 1953 en sera directeur de production jusqu’en 1990. La société emploie 86 personnes. Les camions barrent la route fort encombrée, pour entrer de justesse, dans l’entreprise. Associée à Simoneau, le PDG David Bellouard déménage à Saint Aignan sous le nom de Trinome. Elle est reprise par Tallineau en novembre 2001

Le collège Saint Paul achète le site en 1990 et complète les équipements pédagogiques. La direction du collège s’installe dans les bureaux de direction au 68 rue Jean Jaurès et l’entrée du collège est au 66.
Actuellement le collège accueille 800 élèves
Les occupations des 70, 72, 74 et 76 rue Jean Jaurès varient beaucoup dans la 2ème moitié du XXème siècle

Le peintre vitrier G Bonhommet a son activité au 70 rue Jean Jaurès en 1966. Une femme Vezin y réside en 1936. Un gendarme en 1946. Joseph Leroy marchand de graines et oléagineuses paie 110f de cote mobilière n 1941.
Au 72 rue Jean Jaurès, Georges Guillocheau employé de banque au Crédit Lyonnais y réside avec sa famille en 1936 et 1946. Ils cohabitent avec Louise Bodin et Henri Bergeon marchand de grains depuis 1921. Jeanne Bergeon est seule en 1946. Ils paient 140f de cote mobilière en 1941. La pâtisserie glace Claude Guillocheau y est implantée en 1966
Les médecins Abiven et Deauce, médecins de rééducation en vertèbrothérapie ont leurs piscines de soins au 72 rue Jean Jaurès en 1978.
Au 74 rue Jean Jaurès, 3 résidents en 1941; Louis Geay est ouvrier bourrelier en 1946. L’école primaire catholique y accueille 188 élèves du CE2 au CM2 avec 10 enseignants.
Aux 76-78 réside Henri Alix instituteur libre et Alexis Bordier directeur de l’école libre avec 2 autres instituteurs libres en 1936. En 1946, Firmin Fumbeau directeur de l’école libre, réside avec 4 adjoints, un instituteur libre, une institutrice libre, une raccomodeuse et une cuisinière. Alexis Bordier paie 40f de cote mobilière en 1941.
L’école libre de garçons et les classes complémentaires vivent à l’étroit avant l’implantation définitive du collège Saint Paul
En 1866, le curé Dautais ouvre 2 classes avec les frères de Ploërmel, dans la maison Clergeau. Il l’installe au 76 route de La Rochelle en octobre 1876 mais les finances ne suivent plus en 1888. Les frères des écoles chrétiennes, frères de Saint Jean Baptiste de la Salle ou « frères 4 bras », ouvrent 3 classes en septembre 1900. L’école a 145 élèves en 1919. Le Cercle Saint Paul quitte les lieux en 1931. Une construction est décidée en 1936 et une classe ouvre au 74 rue Jean Jaurès en 1943. Les filles y sont admises pendant quelques temps. En 1944, 350 élèves sont présents en 6 classes. Des classes de 6ème et 5ème ouvrent en ? A préciser. En 1953, 590 élèves se répartissent dans 12 classes primaires et 6 classes CEG.

En 1960, l’école Notre Dame accueille 5 classes enfantines et le CP au 29 rue Fontaine Launay, au fond de l’impasse, visible sur cette photo aérienne. En 1962, la Société Civile Immobilière Saint Paul construit 2 classes et un préau sur un terrain acquis au maraicher Emile Gobin, avec l’architecte Teffaud. En avril 1969, la société civile Saint Paul vend à la société Antar le 76 rue Jean Jaurès, là où était le cours complémentaire, 2 117m2, pour y implanter une station service. Cela permet à la Société Civile Immobilière présidée par Marcel Grippay, de construire 2 nouveaux bâtiments pour y implanter le CEG dans 20 locaux, mis en service le 21 mars 1970. Le collège a pour adresse le 20 rue Fontaine Launay.
Jean Grenon prend la direction du collège en 1979. La fondation La Providence permet l’achat de la tenue maraichère d’Emile Gobin. Quand ? En juin 1980, un permis de construire est accordé pour 2 classes de laboratoire avec l’architecte Guérif. En septembre 1981, le gymnase est autorisé sur ce terrain avec le même architecte. Une petite extension pour l’éducation manuelle et technique et des bureaux sont autorisés en juillet 1983, près de l’entrée avec les architectes Pierrès et Bossard. En mai 1987, les classes de physique et de musique accompagnent le restaurant self sur une surface de 643m2 avec l’architecte Foucher. Prévu pour accueillir 400 rationnaires, il atteint 700 rationnaires avec l’apport du lycée général. L’Association Familiale Scolaire présidée par M Ganier, ajoute une salle de dessin de 58m2 au dessus du self en septembre 1988.


L’Association Familiale Saint Paul obtient un permis de construire en juin 1989, pour un préau, 2 salles de classe et une permanence qui est en fait un amphithéâtre, voulu par le directeur Jean Grenon.. Implanté sans recul le long du chemin piétons et d’une hauteur significative, tache rouge sur le plan, il impressionne les riverains qui déclenchent un contentieux. L’architecte est toujours Foucher. Gilles Retière, adjoint rencontre les voisins sur ce dossier, mais aussi, sur d’autres points de mécontentement comme l’extension de la gendarmerie, le stationnement des parents d’élèves de l’école maternelle Notre Dame et l’état de l’impasse Fontaine Launay.
La société des Cartonnages de l’Ouest, devenue Simoneau-Cart’Ouest cherche une nouvelle implantation moins urbaine. En 1990, M Claude Baranger responsable de l’entreprise recommande à Jean Grenon directeur du collège Saint Paul, d’acheter le site du 68 rue Jean Jaurès, pour redéployer l’établissement scolaire. La ville de Rezé commande au cabinet CEU, Carudel, une étude d’urbanisme pour aérer le quartier : trop tard, trop cher. Voir photothèque.
La Fondation La Providence dépose un permis en juillet 1993 et les travaux commencent aussitôt, sans attendre l’instruction : la ville prend un arrêté pour interrompre les travaux.
Le permis de construire ci-contre concerne la construction d’un préau et des extensions diverses dans le prolongement de l’amphithéâtre, en 1997. La ville représentée par l’adjoint Jean-Paul David souhaitait un chemin piétonnier de liaison entre la rue Jean Jaurès et la rue Fontaine Launay. La direction du collège s’oppose à cette proposition qui présente des risques de surveillance de la délinquance: la ville abandonne. Les 2 derniers frères de St Jean Baptiste de la Salle quittent les lieux et prennent leur retraite.
La station service Elf-Antar disparait au profit d’un long immeuble aux 76 et 76bis rue Jean Jaurès en 2001.

L’enseignement public s’installe 75 rue Nationale à partir de 1885 : école, cours complémentaire, CEG, CES Pont Rousseau
La loi Guizot de 1833 instaure l’enseignement public. Le premier instituteur public, Julien Albert, enseigne à son domicile; ce n’est pas au 75 rue Jean Jaurès, contrairement à ce qu’affirme Dominique Avril dans le n°18 des Amis de Rezé. La première école publique est construite par Hyppolyte Aguesse près de l’église en octobre 1866 et sera affectée ultérieurement aux filles; visible sur le premier plan du paragraphe précédent. Julien Albert signe un bail en 1868 dans ce lieu. Jules Ferry institue le 16 juin 1881 l’instruction primaire gratuite, laïque et obligatoire de 6 à 13 ans. La municipalité Ernest Sauvestre inaugure en 1885, le beau logement de fonction au 75 rue Nationale et 4 salles. Les cloisons mobiles permettront de porter à 6 classes par redécoupage interne avec 2 portes supplémentaires. Jean-Baptiste Vigier ajoute 3 classes supplémentaires en vis à vis, en octobre 1928. Une classe maternelle et un préau sont ajoutés en 1937 sur la clôture nord. Arthur Boutin achète des terrains pour agrandir la cour en 1947 et poser des baraquements. Voir l’article très documenté de Claude Cachet dans le bulletin n°50 des Amis de Rezé.

L’architecte Chupin propose 4 classes en surélévation dès 1947. La municipalité Georges Bénézet écoute Alexandre Plancher, conseiller minoritaire, en 1954, qui préconise d’accéder aux nouvelles classes construites en surélévation par une galerie extérieure, afin de porter le nombre à 6 ; mis en service le 1 octobre 1955 par l’architecte Vardaguer. (Photo ci-contre à droite). Dans l’école de filles, 3 classes sont ajoutées aussi, en surélévation. Pourtant cela ne suffira pas à accueillir des classes de cours complémentaires dans l’école primaire publique de garçons. Des baraquements s’implantent un peu partout dans la cour et sur le plateau d’évolution qui sert de parking pour le théâtre. Voir le croquis de Claude cachet ci-dessous.


Dès juin 1958, un rapport justificatif et un devis sont établis pour remplacer ces baraquements par 5 classes. Le préfet ne l’autorise que le 3 mars 1961 pour 6 classes de CEG pour les garçons et un préau. En 1959 et 1960 la municipalité d’Alexandre Plancher projette des cours complémentaires à l’école de filles. En avril 1961, le conseil municipal doit prévoir 6 classes au CEG garçons et 7 classes au CEG filles : il achète 15 classes légères démontables.
En mai 1963, l’inspecteur confirme 7 classes au CEG garçons (3×3ème et 3×4ème et 1 classe terminale). Le cycle d’observation sera mixte et comportera 7×6ème et 6×5ème. Les élus veulent acheter les terrains Terrien près de l’école des filles et un terrain rue Madame Curie. Ils sont un peu déboussolés par les directives successives de l’Education Nationale.
En février 1964, le conseil municipal décide d’enlever le primaire de l’école de garçons et le transférer à coté de l’école des filles, dans les classes prévues initialement pour le CEG filles. Ce sera réalisé en octobre 1966. Le cycle d’observation des 6ème et 5ème va dans des baraquements rue Curie, ou au Château (SEMI IV). Le CEG 3ème et 4ème devient mixte.
Le préau et les 6 classes, dont une de sciences avec dépôt sont livrés en février 1964; le préau a maintenant un autre usage. Des classes fonctionnent dans des préfabriqués près du marché du Château de Rezé en 1964. La direction du collège réclame des locaux en rapport avec le nombre de classes et d’enseignants, mais pour l’enseignement public, c’est le conseil municipal qui décide après autorisation et subvention du Préfet. Pour la rentrée 1966, les baraquements du Château accueillent la préfiguration d’un CES 1200.
Le collège Petite Lande 1200 ouvre à l’automne 1967 et celui de la Trocardière 996 en 1970. Les effectifs du collège Pont Rousseau fondent ; il devient CEG en 1959, puis CES en 1964. Il est alors nationalisé en 1965, mais par convention la commune a toujours la charge des locaux ; mais plus celui du personnel de secrétariat et d’entretien. L’ école primaire de garçons est transférée à côté de celle des filles en 1967, au chevet de l’église, dans ce qui était prévu pour le CEG filles ; un mur les sépare.

L’extension de 1974-75 arrive bien tard, rue Guy Lelan, sur le terrain d’évolution. Outre les classes et un préau, elle introduit un restaurant, 3 logements de fonction. Un gymnase est construit rue Julien Douillard, près du cimetière
Le département prend la responsabilité locaux des collèges et engage une restructuration extension avec l’architecte Agnès Lambot entre 2003 et 2007 quand Gilles Retière maire, règle la juxtaposition du théâtre et la création d’un parking municipal rue Guy Le Lan. Voir les bulletins des Amis de Rezé n°20 de 1994 L’école des garçons de Pont Rousseau par Patick Ameline ; n°30 de 1999 Souvenirs de l’école de Pont Rousseau par Claude Cachet ; n°98 d’octobre 2026 souvenirs par Isidore Impinna.

Côté gauche, la gendarmerie, la quincaillerie Chevallier, la Clématite ont disparu.

Le 77 rue Jean Jaurès est occupé par la banque Société Générale. En 1936, Mathilde Hay y est recensé. En 1946, 4 ménages y résident: Paul Richard transporteur avec sa fille sténodactylo, son fils ajusteur ; Alfred Garos agent SNCF, son épouse sage-femme et son fils radioélectricien ; une couturière et un couple sans profession. Paul Richard voiturier paie 50f de cote mobilière en 1941.
Le recensement de 1936 n’identifie personne aux 79, 81 et 83.
En 1946, au 79 rue Jean Jaurès, Raoul Cassard est agent immobilier avec une famille de 8 personnes. Mme Cassard veuve paie 160f de cote mobilière en 1941
En 1946, dans la belle maison du 81 rue Jean Jaurès, 3 ménages : un célibataire employé municipal, un retraité et Tibère Grundvald médecin. Au 81 bis 3 célibataires : un mécanicien, un agent des PTT et Jean-Marie Barbier voyageur de commerce. Celui-ci paie 200f de cote mobilière en 1941 et Mme veuve Patron 160f. Le docteur Abiven en a fait son domicile et son cabinet de consultation, avec une piscine de rééducation en face, aux 72 ou 74 rue Jean Jaurès.

Au 83 rue Jean Jaurès, en 1946, 4 ménages : un célibataire comptable, un autre aiguilleur SNCF, une garde malade et son fils chaudronnier et un couple de femmes. Mme Verdin veuve paie 100f de cote mobilière en 1941.
La maison au portail rouge, au 85, est l’ancienne gendarmerie. En 1936, y logeaient l’adjudant Léon Krantz et 4 familles de gendarmes, soient 19 personnes. Il faut y ajouter les chevaux et les équipements. Personne ne paie de cote mobilière en 1941. Les Allemands y stockent des véhicules militaires pendant la guerre. Les gendarmes ne sont plus là après la guerre: une nouvelle caserne est ouverte rue Fontaine Launay, puis rue Pierre Brossolette. En 1946, les lieux sont occupés par 9 ménages : le chef de gare Léopold Le Penru et son fils étudiant, un conducteur SNCF et un agent SNCF, un ouvrier monteur, un fraiseur, un chauffeur, un retraité électricien et 2 femmes seules; soient 27 personnes. Une cour intérieure distribue les logements.

Au 87 rue Jean Jaurès, un jardinier et sa famille y vivait en 1936, à côté d’un homme seul. En 1946 un ouvrier monteur et sa famille de 4 personnes côtoie une famille de 3 personnes, agent SNCF et employé de bureau. Mme veuve Foulot paie 120f de cote mobilière en 1941.
Au 89 rue Jean Jaurès, Pierre David est retraité en 1936 et Gabriel David est dessinateur industriel en 1946. Pierre David paie 100f de cote mobilière en 1941.
Au 91 rue Jean Jaurès, en 1936, un homme seul est voisin de la famille de 4 personnes d’Alban Testas, vérificateur aux contributions indirectes. Ce dernier milite à l’amicale laïque de l’AEPR et les amicalistes lui demandent en 1958 d’être tête de liste à l’élection municipale ; il refuse. Alexandre Plancher accepte de composer une liste pour mars 1959. Alban Testas a changé de domicile en 1946, et est remplacé par 6 ménages: un agent des PTT, un plombier, 2 ajusteurs, un coiffeur, un manœuvre.

Au 93 rue Jean Jaurès, résident 3 ménages en 1936. Henri Naullet est employé de chemin de fer. Alexandre Huchon est quincailler dès 1926. Jean Fraix est chauffeur.
Jean Fraix est né en 1912 ; il est militant communiste et résistant FTP sous le pseudonyme Roger ; il est arrêté, jugé par le tribunal militaire du 13 août 1943 en même temps que Guy Le Lan, et fusillé le 25 août 1943. Il laisse une veuve et un fils Roger né en 1936. Alexandre Huchon est né en 1897 et s’engage dans la résistance Front Libération Nord ; il est arrêté le 14 octobre 1942, jugé et déporté à Compiègne le 23 janvier 1943, puis au camp de concentration de Sachsenhausen où il meurt le 18 mars 1944 lors d’un bombardement. Il laisse une veuve et un fils Roger né en 1926. La quincaillerie est reprise par Francis Chevalier en 1946.
En 1946, au 93 rue Jean Jaurès, résident 6 ménages : une famille de 5 personnes dont le père est peintre, une autre de 4 dont le chef est manœuvre, une femme seule, un homme seul retraité. Francis Chevalier est quincailler avec son épouse. A côté, Mme Marguerite Huchon, veuve d’Alexandre vit seule et se déclare commerçante; Alexandre Huchon paie 80f de cote mobilière en 1941.
La quincaillerie Alain Chevalier va se développer jusqu’en décembre 1992 où elle s’installe dans la zone commerciale Océane, près de la concession Renault, dans un bâtiment de 2 300m2 construit par la SEM. Voir l’article dans le Rezé Magasine n°35 de janvier février 92. Les cadeaux et articles d’arts de la table sont implantés en face en 1977.

En 1936, la belle maison du 95 rue Jean Jaurès est occupée par Ernest Rambaud entrepreneur, spécialisé dans la charpente. Il a participé à la construction de l’école de Ragon. Augustine Aubin y a son logement. En 1946, Les occupants sont Eugène Blard chef de chantier et Léon Fioleau voyageur de commerce.
Le 97 rue Jean Jaurès est habité par l’horloger Alexandre Dronet et sa femme Marie commerçante, marchande tissus grossiers dès 1926. En 1946, elle est seule avec sa fille. Elle a payé 100f de cote mobilière en 1941. Leur fils Georges, employé de banque, se marie avec Odette Layec en 1930 et habite la maison de la loi Loucheur située au n°1 rue Guy Lelan : il est l’un des piliers de la troupe du Gai Carillon avec Gaston Desmas et Marcel Grippay.
Au 99 rue Jean Jaurès, Louis Guidoux est charpentier et sa femme Juliette est épicière avec 4 enfants en 1936 et en 1946. Ils paient 100f de cote mobilière en 1941.
Au 101 rue Jean Jaurès, Léon Aguesse est mouleur et sa femme Gustanie est commerçante, en 1936 et 1946. Ils paient 100f de cote mobilière pour la vente de sabots au détail en 1941.
Au 103 rue Jean Jaurès, Henri et Renée Gaubert sont débitants et buraliste, en 1936 et 1946. Leur fille est étudiante en 1946. Une domestique est présente. Ils paient 60f de cote mobilière comme cabaretiers en 1941.
Coté droit, des immeubles récents ont remplacé la station service et le chauffagiste Grippay
La station service a disparu. Le promoteur Marignan obtient un permis de construire en septembre 2000 au 76 rue Jean Jaurès. L’architecte Mme Annie Caussade monte à R+3+C pour 31 logements (10R2+16T3+5T4) et un local professionnel sur un terrain de 2 114 m2. La remise des clés de la Villa Saint Paul s’effectue le 24 septembre 2002.
Le 80 rue Jean Jaurès, a l’allure d’une exploitation rurale. (Voir photothèque) En 1896, elle est la propriété du marchand de bestiaux Louis François Moreau, père né en 1844, qui était auparavant à la Galotière. En 1921, il est veuf, marchand de vaches et héberge son fils Louis François Moreau, né en 1877. Celui-ci est aussi toucheur de vaches et alcoolique chronique ; il provoque le décès d’un neveu et est condamné aux travaux forcés à perpétuité en juillet 1930. Il décède au bagne de Fontevraud en 1932. (Récit à venir). Cette maison est occupée en 1936 par Lucien Grippay couvreur. Il paie 150f de cote mobilière en 1941. En 1946, Lucien Grippay et sa femme cohabitent avec leur fils Marcel Grippay, marié ; ils travaillent ensemble dans l’entreprise de couverture, plomberie, chauffagiste. Marcel est impliqué dans les associations et organismes de Saint Paul, notamment le Gai Carillon (voir photothèque ; récit à venir). A sa retraite, la maison est remplacée par l’agence du Crédit Agricole avec un parking en 1980.

Dans la belle maison du 82 rue Jean Jaurès réside en 1936 et 1946, la famille de 3 personnes de Bernard Monteil retraité. Il paie 180f de cote mobilière en 1941. En 1936, y réside aussi Joseph Gaudin avec 5 personnes, lequel paie 280f de cote mobilière en 1941. En 1946, la famille d’Alexis Bergnon exploite une boulangerie. Le commerce évoluera avec Mme Chevalier, fille du quincailler, pour un commerce des Arts de la Table qui se délocalisera rue Marc Elder dans l’espace commercial Atout Sud, sous l’enseigne Ambiance et Style. Une agence immobilière du Crédit Agricole occupe maintenant les lieux.
En 1936, Joseph Chevreuil menuisier au chanter de Bretagne réside au 84 rue Jean Jaurès avec sa famille. Son épouse veuve et son fils sont là en 1946. Le pharmacien Oger qui réside 20 rue Aristide Briand, paie des droits 30+150f en 1941.

Le 86 rue Jean Jaurès est occupé par 4 ménages en 1936 : 2 retraités, une couturière et un employé chez Musquer. En 1946, 5 ménages y résident : une femme seule, une bonnetière, un contremaitre ajusteur, un terrassier et son fils cuisinier, Jean Thegner et sa femme bouchers.
Joseph Raguideau menuisier réside au 88 rue Jean Jaurès avec sa famille en 1936 et 1946. Son atelier est à l’entrée du petit chemin qui dessert le collège Saint Paul par l’arrière, près de la nouvelle cure. Son fils est aussi menuisier en 1946. Marie Hillion y réside en 1936.
Jean et Madeleine Leparoux sont épiciers au 90 rue Jean Jaurès en 1936 ; ils paient 100f de cote mobilière en 1941. En 1946, Raymond Bernole est épicier avec sa femme. Y réside également Charles Barrat employé de bureau ; il paie 80f de cote mobilière en 1941. Un couple de Luxembourgeois employé de bureau et surveillante loge également au 90 rue Jean Jaurès. Mme Vilaine y exploiteront le commerce Rezé Moquette ; Mme Vilaine représente l’association de commerçants à la CCI et s’oppose vigoureusement à l’extension des grandes surfaces dans les années 1990. Elle interpelle le maire Jacques Floch et le district de Nantes.
Georges et Alphonsine Godefroy sont boulangers au 92 rue Jean Jaurès de 1926 à 1936. Pierre Veillard boulanger paie 60f de cote mobilière en 1941. Paul Garriou et sa femme sont boulangers en 1946 avec une famille de 7 personnes. Toujours une boulangerie à l’angle de la rue Jean Jaurès et de la place Roger Salengro.

L’église Saint Paul et le monument aux morts sur la place Roger Salengro.

En 1840, le terrain est acheté au carrefour des rues nord-sud et est-ouest : il n’y avait rien. La paroisse est créée et l’église ouvre le 6 février 1842. Il faut attendre 35 ans pour avoir un clocher, entre 1871 et 1879. Les cloches suivent, les vitraux aussi.
Le plafond en lambris est posé en 1909. L’orgue acheté en 1879, bénéficie d’une soufflerie électrique en 1926 et doit être complètement refaite entre 1991 et 1997. la ville reprend le clocher en l’an 2000. Il est le point de repère du centre de la commune.
Les constructions du XIXème encadrent la place. Sur le coté droit une boutique accueillera l’horloger Georges Cadorel, puis un coiffeur, à coté de la réserve de farine que le boulanger monte avec une poulie supportée par un crochet.

Le conseil municipal du 16 mars 1919 enregistre l’offre de service du nantais Georges Perraud, mais préfère confier à M Foucault fils, rezéen, prix de Rome, l’érection d’un monument aux enfants morts pour la France. Le conseil municipal du 26 septembre 1920 approuve le projet de l’architecte Cormerais d’un montant de 40 000f et sollicite une subvention de l’État de 5 200f et l’attribution de 2 canons. Le conseil municipal du 20 février 1921 accepte les 15 000f recueillis par la souscription et les 1 500f apportés par M Turbel.
Le monument aux morts est inauguré le 23 juin 1923 par le Maire, Jean-Baptiste Vigier et de nombreuses personnalités et un large public sauf la Prolétarienne de Rezé et le Comité d’action républicaine qui n’ont pas été invités. Le thème de la sculpture n’est pas accepté par tous ; le style est référencé art déco. Voir article dans la revue n°92 de Rezé Histoire de septembre 2023.



Merci à Isidore Impinna, Marie-Claire Douillard-Retière, Jean-Yves Cochais pour leurs compléments. Merci à Michel Crétin pour la logistique et Philippe Michel pour l’infographie.


Voir le bulletin des Amis de Rezé n°38 de 2003 où Christophe Patillon et Xavier Nerrière présentent Découverte de 2 siècles d’histoire du quartier de Pont Rousseau, résumant le livre qu’ils ont écrit aux éditions du CHT.
Vous pouvez nous transmettre des corrections et des compléments.
Gilles Retière visite du 10 juin 2026

